top of page
Rechercher

JEAN-MARIE PÉRIER ▪ SOUVENIRS D’AVENIR

  • Photo du rédacteur: Eric Poulhe
    Eric Poulhe
  • 22 févr. 2019
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 9 juin 2023

LE TOIT DE LA GRANDE ARCHE, PUTEAUX

15 janvier 2019 – 3 mars 2019

Plus de 300 photos, dont un tiers d'inédits que le photographe n'a jamais partagé jusque-là, et qui feront de "Souvenirs d'Avenir" l'exposition phare de ce début d'année. Le fruit de 40 ans de passion va ainsi être exposé dans l'espace culturel de 1200 m2 du toit de la Grande Arche. Les années 60 et les années 90 en image !

Ce sont les deux grandes périodes que Jean-Marie Perier a choisi d’exposer pour cette rétrospective unique, inédite par sa taille et par le nombre d’artistes représentés : les années 60 et toute la scène musicale liée, des incontournables des yéyés aux plus grands artistes anglo-saxons, tels que James Brown, les Beatles, Mick Jagger, et les années 90 sous le signe de la mode : couturiers, nouvelles rock stars, mannequins…

Le toit de la Grande Arche offre une mise en scène monumentale, avec de très grands formats, la plupart en couleurs.

Jean-Marie Périer : « Exposer ses photos est un grand privilège, mais les raisons de le faire peuvent être multiples, l’égo, l’envie de renommée voire la reconnaissance de ses pairs, moi je n’en ai qu’une : faire plaisir aux gens. C’est pourquoi j’essaie toujours de montrer le plus d’images possibles, afin que celui qui n’aime qu’un seul artiste ait peut-être une chance de le voir. Car je le sais bien, en France comme dans le monde, ceux qui viennent à mes expositions sont souvent là pour retrouver leur jeunesse. […] D’autres veulent rêver d’une époque qu’ils n’ont pas connue, émus par la nostalgie d’un temps empreint de liberté, d’insouciance et d’une naïveté perdue. C’était une époque bénie où je travaillais sérieusement à des choses dont je pensais qu’elles ne l’étaient pas. […] Il faut dire devant mon objectif je n’avais que des visages jeunes et beaux. Nous avions le même âge, mais c’est eux qui m’ont emmené dans leur aventure et je n’oublie pas que tous auraient réussi sans moi, tandis que moi, sans eux…

Sélection

Commentaire ♥♥♥♥♥

Dans l’espace culturel du toit de la Grande Arche, l’exposition « souvenirs d’avenir » présente dans une mise en scène monumentale, plus de trois cents photographies de Jean-Marie Périer, dont certaines sont inédites, et pour la plupart en couleur et en grand format. Le photographe a sélectionné la période des années 1960 de la scène musicale « yéyé », et le monde de la mode excessif des années 1990.

Les « sixties » étaient une époque bénie où Jean-Marie Périer travaillait principalement pour le magazine « salut les copains » de Daniel Filipacchi avec une liberté sans réserve. Aucun artiste n’a jamais refusé aucune mise en scène, même excentrique voire ridicule, ni demandé à voir une photographie avant sa parution. Du même âge que les artistes de la scène musicale qu’il photographiait, Jean-Marie Périer s’amusait avec ses sujets. Il a d’ailleurs conservé avec la plupart d’entre eux comme Françoise Hardy ou Jacques Dutronc une profonde amitié. L’époque était légère et comme le disait Eddy Barclay « on faisait plus de show que de business ». Hier ne comptait pas, demain n’existait pas, il n’y avait qu’aujourd’hui.

Dans les années 1990, les photos de Jean-Marie Périer retracent une époque bénie de la mode où tout était possible. De retour en France après dix années américaines, Jean-Marie Périer se voit offrir une carte blanche du magazine « Elle » pour mettre en scène et photographier les plus grands créateurs de mode. Il retrouve la liberté, l'imagination et la fantaisie qui avaient fait son succès dans les années 1960. Les plus grands noms de la mode acceptent de jouer le jeu des mises en scène excentriques du photographe. On retrouve notamment les couturiers Yves Saint-Laurent, Karl Lagerfeld ou Jean-Paul Gaultier, et les mannequins Carla Bruni, Monica Bellucci ou Laetitia Casta.

La quasi-majorité des clichés de Jean-Marie Périer sont composés et mis en scène, notamment du fait qu’ils faisaient partie d’un travail de commande pour le magazine « salut les copains » dans les années 1960 ou « Elle » dans les années 1990.

On sent une approche radicalement différente entre la période « yéyé » et la période « mode », même si le dénominateur commun reste la recherche systématique d’une mise en scène imaginative et originale. En 1990, un peu à l’image du monde de la mode qu’elles décrivent, les images sont très sophistiquées. Aucune place n’est laissée à l’improvisation. Chaque détail compte. Les photos sont presque trop parfaites, déconnectées du réel. Chaque personnage est sublimé à l’extrême pour donner une image de beauté parfaite.

Dans les années 1960, les images sont également mises en scène mais avec plus de spontanéité. On ressent la complicité entre le photographe et les artistes qui semblent s’amuser de l’objectif et des situations parfois ridicules dans lesquelles ils se sont laissés entrainés. Jean-Marie Périer avait une réelle proximité et amitié avec les sujets qu’il photographiait. Il a réalisé également des clichés, peu exposés, des artistes dans leur intimité, comme celles des Rolling Stones en tournée ou de Bob Dylan « backstage ». Fort est à parier que le photographe possède un trésor caché de ces images intimistes. Il est certain qu’on aimerait une exposition qui leur soit spécifiquement consacrées.

E.P.

 
 
 

Commentaires


EXPO PHOTO

© 2017 Eric Poulhe Photographie

bottom of page