CHRIS MORIN-EITNER ▪ SOLO SHOW
- Eric Poulhe
- 20 févr. 2023
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 9 juin 2023
GALERIE W, PARIS
4 février 2023 – 4 mars 2023

« À l’aube du XXIe siècle, à la suite d’événements de nature inconnue, l’humanité quitte les grandes capitales, pour laisser peu à peu la nature reprendre ses droits et donner naissance à un nouveau monde.
Sommes-nous déjà sur d’autres planètes ? Avons-nous bâti de nouvelles cités dans lesquelles nous sommes peut-être installés tranquillement devant nos écrans, en se projetant virtuellement à l’extérieur ? » C.M-E.
Le réchauffement climatique nous interroge sur notre devenir et celui de la planète.
Chris Morin-Eitner rêve d’un futur où la nature reprend sa place dans la ville. Il nous rappelle qu’un artiste n’est pas seulement un doux rêveur mais un visionnaire qui pressent l’invisible et le transforme en futur plausible.
Pour son Solo Show, le photographe nous donne rendez-vous samedi 4 février dans sa Galerie W, avec une sélection choisie d’œuvres de la série Il était une fois demain. Nous présenterons aussi ses nouvelles créations (Le Pont Neuf, Le Louvre, La Grande Armée) et une nouvelle série de six photographies rétroéclairées (80 x 53 x 7 cm), à accrocher ou poser.
Galerie W
Sélection
Commentaire ♥♥♥♥♥
La galerie W présente Solo Show du photographe français Chris Morin-Eitner qui représente des villes célèbres et des lieux emblématiques saturés de nature. La végétation est luxuriante et les animaux remplissent ces sites urbains abandonnés.
C’est en voyant le site archéologique au Cambodge, majestueux édifice khmer envahi de lianes, que Chris Morin-Eitner a eu le déclic de sa série intitulée « Il était une fois demain ». L’artiste imagine Paris ou New York, des villes aujourd’hui au sommet, rattrapées demain par la nature qui aura repris ses droits.
Avec l’aide de sa palette graphique, le photographe se transforme en peintre numérique. Il redessine l’urbanisme des mégapoles que l’humain a déserté au profit des animaux sauvages, lions, zèbres, girafes ou antilopes qui colonisent les lieux et viennent s’abreuver dans le lit de la Seine. Au Louvre, à l’Élysée, au Trocadéro, sur le pont Alexandre III et sous l’Arc de Triomphe, des palmiers ont poussé, des lianes s’accrochent aux vestiges du passé, des fougères prolifèrent. Le visiteur découvre une capitale devenue une véritable forêt tropicale aux couleurs vives, avec des airs de paradis exotiques ou de jardin d’Éden retrouvé.
Même si elles se rapprochent plus de l’illustration ou de la peinture, les œuvres, réalisées par surimpression et hybridation, combinent les photographies que l’artiste a prises lors de ses nombreux voyages.
À voir, au moins par curiosité.
E.P.





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