LOUISE DESNOS ▪ ACEDIA
- Eric Poulhe
- 14 nov. 2025
- 2 min de lecture
GALERIE VU’, PARIS
23 octobre 2025 – 15 novembre 2025

À l’occasion de la sélection de l’ouvrage Acedia de Louise Desnos pour le prix Aperture dans la section premier livre photographique, l’équipe de VU’ est heureuse de vous convier à la présentation d’un accrochage d’une sélection de tirages issus de la série de la jeune artiste française.
Dans ce bel ensemble, la photographe explore la question de l’acédie. Ce terme, issu de la théologie catholique, décrit un état de peine et d’affliction lié à un manque de motivation, à une lassitude et à un désenchantement. C’est en tombant par hasard sur Oblomov, d’Ivan Gontcharov, dans la bibliothèque de ma mère que la paresse s’est imposée comme fil conducteur de ma pratique. Dans ces images saisies dans une forme de hors temps, comme prises dans un flottement indécidable, elle dessine une constellation de fragments saisissant une lenteur, une torpeur douce, une étrangeté. Entre contemplation du quotidien et introspection, les images traduisent une forme de tension entre mélancolie et volupté de la rêverie.
À propos de cette série, Louise Desnos écrit : Dans la plupart des images, il s’agit de non-événements où les signes d’une époque restent discrets. La paresse, habitée par ces personnages, se propose de traduire un refus de la vie telle qu’elle est donnée à vivre, d’une recherche de liberté, ou d’un espace d’introspection. Raoul Vaneigem, à propos du paresseux, dans Éloge de la paresse affinée : « Entre lui et le milieu ambiant, l’insouciance contemplative suffit à tisser le réseau de subtiles affinités. Il perçoit mille présences au sein de l’herbe, des feuilles, d’un nuage, d’un parfum, d’un mur, d’un meuble, d’une pierre. Soudain le sentiment le saisit d’être relié à la terre par les intimes nervures de la vie ».
Galerie VU’
Sélection
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