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NICK BRANDT ▪ THE DAY MAY BREAK – CHAPTERS ONE TO FOUR

  • Photo du rédacteur: Eric Poulhe
    Eric Poulhe
  • 13 mars
  • 2 min de lecture

POLKA GALERIE, PARIS

13 mars 2026 – 16 mai 2026

La galerie Polka est heureuse de présenter pour la première fois en France la tétralogie « The Day May Break » de Nick Brandt. Depuis des années, le photographe britannique alerte sur la destruction des écosystèmes et le changement climatique — une tragédie mondiale dans laquelle humains et animaux se trouvent tous deux plongés.

Dans ce projet au long cours, Nick Brandt affine encore son travail de portraitiste. En 2020 et 2022, pour les deux premiers chapitres réalisés au Zimbabwe, au Kenya et en Bolivie, l’artiste est allé à la rencontre de personnes touchées par des catastrophes environnementales — sécheresses, inondations et incendies. Déplacés par le changement climatique, ces hommes et ces femmes sont tout autant déracinés que les animaux qui occupent le premier plan des photographies. Sauvés de la vie sauvage à la suite de différentes conséquences, la survie de ces animaux dépend désormais des soins humains dans les sanctuaires et réserves où ils vivent aujourd’hui, et où les photographies ont été réalisées. Ces animaux ne pourront jamais être réintroduits dans la nature. C’est parce qu’ils sont habitués à la présence humaine il est possible pour des inconnus de s’approcher d’eux sans danger. Humains et animaux ont ainsi été photographiés ensemble, dans le même cadre et au même moment. La brume dense qui entoure les sujets, créée artificiellement, symbolise l’urgence de la crise climatique. La maison brûle, et nous ne pouvons plus détourner le regard.

Le troisième chapitre se déroule aux Fidji. Le photographe y met en scène des habitants des îles du Pacifique Sud affectés par la montée des océans liée au changement climatique. Photographiées directement sous l’eau, au large des côtes des îles fidjiennes, les personnes représentées dans ces images incarnent les millions d’individus dont les maisons, les terres et les moyens de subsistance disparaîtront dans les décennies à venir à mesure que les eaux montent.

En 2024, le dernier chapitre de « The Day May Break » se déroule en Jordanie. Dans ce pays marqué par la pénurie d’eau, des familles de réfugiés syriens sont contraintes de se déplacer plusieurs fois par an à la recherche de travail là où les pluies tombent. Photographiées ensemble, elles incarnent un symbole d’unité et de résilience face aux défis environnementaux.

À rebours d’une photographie consumériste, Nick Brandt construit son univers avec prudence et intention, en utilisant des accessoires qui renforcent la dimension symbolique de ses portraits. Humains et animaux posent ensemble devant son objectif comme les victimes communes de l’Anthropocène.

Les titres des photographies nomment les êtres qui les habitent, et mettent un visage sur ceux qui ne sont souvent que noyés dans des statistiques alarmantes. Du premier au dernier chapitre, « The Day May Break » s’est construit comme un avertissement envers notre propre espèce. Une injonction aussi à contrer ce destin funeste : en ligne de mire point l’espoir, qui comme une ampoule suspendue, est à portée de main.

 

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© 2017 Eric Poulhe Photographie

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