VINCENT GERBET ▪ UN AN AU PALAIS DE LA FEMME
- Eric Poulhe
- 14 févr. 2022
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 9 juin 2023
ESCALE À LA GRANGE AUX BELLES, PARIS
2 février 2022 – 11 mars 2022

Un an au palais de la femme - Une résidence sociale au service des plus démunis depuis 90 ans.
Dans le quartier Charonne, dans le 11e arrondissement de Paris, tout le monde connaît le Palais de la Femme, mais personne ne sait vraiment ce qu’il s’y passe. L’Armée du Salut a ouvert cette résidence sociale en 1926 ; elle accueillait alors plus de 800 femmes en situation de précarité. Aujourd’hui ouverte aux hommes, plus de 400 personnes y trouvent refuge. Il y a encore une grande majorité de femmes, chacune avec son lot de misère et de difficultés. Certaines ont un travail, des enfants, d’autres sont là pour se reconstruire. Car en plus d’un logement, une équipe de travailleurs sociaux assure aux résidents un support psychologique et une aide à la réinsertion. Pendant plus d’un an, le photographe est allé rencontrer les habitants de cette structure.
CRL10 - Centre Paris Anim' Grange aux Belles
Sélection
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Ouvert en 1926 par l’Armée du salut, le Palais de la femme accueille des jeunes filles et des femmes seules, et maintenant quelques hommes, à l’angle de la rue de Charonne et de la rue Faidherbe, dans le 11e arrondissement de Paris. Le bâtiment composé de 630 chambres se trouve juste en face de La Belle Équipe, le bistrot qui avait été frappé par les attentats jihadistes du 13 novembre 2015.
Le centre Paris Anim’ propose une escale à la Grange aux Belles consacrée à l’exposition de Vincent Gerbet, « Un an au Palais de la femme. » Le photographe reporter s’est immergé pendant un an dans la résidence sociale et a suivi le quotidien des travailleurs sociaux qui œuvrent au sein de l’établissement.
Les clichés montrent bien qu’il a su instaurer une relation de confiance avec les occupantes qui se dévoilent sans aucune retenue. Les portraits sont effectués en plans larges replaçant le sujet dans son environnement familier, souvent la chambre. D’autres prises de vue sont réalisées en situation et la plupart du temps en groupe. On y voit des mères seules s’occupant de leur enfant ou vaquant aux tâches ménagères. Le photographe montre aussi des scènes de vie avec des moments de joie partagés comme lors des fêtes de fin d’année ou devant un écran de télévision en de passionnant pour les exploits de l’équipe de France à la coupe du Monde de football.
Cette série qui s’inscrit dans la lignée des reportages sociaux et humanistes, ne s’arrête pas uniquement à décrire la misère et la détresse mais à montrer l’espoir et la volonté de s’en sortir
E.P.





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